dimanche 4 novembre 2007




La ville du brouillard dort paisiblement. Quelques passants ivres titubent en chantonnant des airs populaires. Ils sont en direction de leur domicile, sortants inglorieux d’une soirée karaoké trop bien arrosée. Les lumières de bâtiments, et les feux de circulation sont éteints, ordre du gouvernement. La petite Yang Zhongyu dort paisiblement depuis bientôt 5 heures. Tout est calme dans son domicile de la rue Guangdong.

Soudain, un hurlement glacial vient lui perforer la moelle. Elle se réveille en sursaut. Était-ce un rêve ou a-t-elle vraiment entendu cette complainte sombre? Elle ne prend pas de chance et court à la chambre de ses parents. Eux aussi sont réveillés l’air inquiet. Elle saute dans leur lit réconfortant, tentant vainement de poser un baume sur son âme frigorifiée. L’inquiétude est trop grande, elle se ferme les yeux et entends encore ce rugissement tortueux. Grand-mère entre dans la chambre principale, gourdin à la main. Elle dit avoir déjà entendu ce cri lors de l’invasion nipponne de 1937. Elle n’a pas oublié la peur que ces sales Japonais lui ont collée, jadis. Même si son gouvernement est désormais partenaire économique du Japon, elle a toujours craint une revanche. Sans avertissement, un deuxième vagissement méphistophélique retentit. La petite Yang commence à pleurer, accompagnée de sa mère qui est dépourvue face à l’inconnu. Li Zhongyu, chef du foyer, n’a pas la force de réconforter sa famille, sa propre angoisse lui donne des vertiges. Il regarde par la fenêtre, et croise le regard de son voisin; la terreur se lit dans son visage grimacé. Le son semblait venir de l’autre côté de la rue, depuis l’hôtel Jinke. Quel suppôt du diable peut bien se cacher dans cet hôtel?

Subitement, la terre commence à trembler, l’oxygène se raréfie, le ciel se dégage, les systèmes d’alarme de voitures résonnent, les chiens errants aboient. Hystériques, Yang et sa mère hurlent. Un autre gémissement douloureux fait gronder les cieux. Grand-mère a perdu pied et est tombée face première sur le sol, ses arcades sourcilières cassées laissent couler un filet de sang noir sur le sol froid. La folie s’empare de Li. "Ça y est ", se dit-il, "c’est la fin ". Il ne pense plus à sa famille, il ne veut que mettre fin à sa souffrance. Il se jette par la fenêtre, préférant la mort à une autre seconde dans cette agonie. Le son mat produit par ses ossements cassés sur le sol, 18 étages plus bas, est étouffé par ceux de ses voisins qui eux aussi on décidé de terminer leur misère.

Dans cette atmosphère chaotique, le cri perçant, suraigu, se transforme en phrase…





RÉGULARITÉ, QUAND SERAS-TU MIENNE!!!!!




...Ici un expatrié qui vous dit : plus de hotpots aux pili-pili pour lui.


(Si l'image est floue, c'est parce que le plat le plus épicé au monde émet de la chaleur, et fait vibrer la caméra)

Posted by at 23 h 00
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5 commentaires:

Anonyme a dit...

Pauvre Louis
Donne moi ton adresse et je t'envoie par courrier express deux caisses de métamucil..
La femme de Jack Bauer

Anonyme a dit...

jcomprends pas l'histoire avec le bruit et tout... et les gens suicidaires qui sautent par les fenêtres...
étrange voilà ce que j'ai à redire là-dessus....

Unknown a dit...

Ah, la joie de la nuit douce et paisible, bercée par de doux rêves pas du tout traumatisant...
J't'envie!!!!
Continue à bien manger comme ça, tu vas te faire une santé d'enfer et tu ne seras plus jamais malade!!!

Anonyme a dit...

Je vois, je vois...

Je t'envoie une boite de suppositoires format geant...
Ca devrait regulariser tes intestins.

Ca vient avec une sertisseuse mecanisee de 2HP.
Et ya une chaine au bout; pour l'extraction.

Voila, des suppositoires pour le suppôt du diable...
Tres seillant.

Zag

Anonyme a dit...

HAHAHA!!! Men je l'ai trop ris celle là!!!!

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