La semaine dernière, grâce à un congé accordé par mon patron, j’ai pu visiter le Tibet, accompagné d’un ami montréalais qui était de passage en Chine. Ahhhh le Tibet. Destination malheureusement trop prisée par les neo-hippies, les étudiants altermondialistes aux dreds sales, les gens qui se font des vêtements en poche de jute, et qui jugent les « sales conformistes ». Ceux qui ont compris le vrai sens de la vie, et qui du haut de leur mi-vingtaine, croient avoir acquis la spiritualité de Boudha et la sagesse de Gandhi.
Heureusement que c’était la basse saison et qu’il faisait froid, car je n’en ai presque pas vu. Les brassières en toundra et les bobettes en tresses de poney de ces babas cool ne valent rien contre le froid constant du plateau tibétain. Située à plus de 3800M d’altitude, Lhassa, la plus grosse ville du Tibet avec 1.2 million d’habitants, dont 60POURCENTDECHINOIS…(désolé, je ne semble ne pas être capable d’écrire cette aberration en minuscule) nous accueille avec un coup de poing dans les globules rouges : le Mal Aigue des Montagnes (MAM). Malgré l’entrainement d’une semaine précédant notre arrivée (pas de cigarette, pas d’alcool et pas de gambling..?) le combat fut tout de même difficile. Les effets du MAM se font ressentir aussitôt que la cabine de l’avion se dépressurise, et colle à notre cerveau pour environ 3 jours. Ses effets sont similaires à ceux d’un puissant lendemain de veille; étourdissement, nausées, mal de bloc, confusions… mais ajoutez à ça un épuisement rapide et violent dès qu’on s’active. Se brosser les dents nous fait pomper la patate, changer de position dans le lit nous fait suer, et parler nous essouffle. Il faut tout faire dix fois plus lentement. Ce fut dur pour moi de me rappeler de tout faire lentement, car je suis généralement branché sur le 220v, mais avec seulement 1/3 de l’oxygène présent dans l’air, mes maux de tête m’ont vite rappelé d’y aller mollo.
François, essoufllé d'avoir monter un étage.
A l'aéroport, on annonce un spectacle dans une salle riche en oxygène.
Notre coquette chambre à 13$ la nuit, toujours richement décoré avec les couleurs traditionnelles : bleu, orange et jaune.
De l'intérieur du resto, on peut remarquer qu'il n'y a pas de facade.. que 3 murs.
Papi suspicieux
Les Tibétains (surtout les moines) ont une remarquable tolérance au froid. Moi qui croyais que l’hiver québécois m’avait assez durci la couenne pour affronter n’importe quel hiver, je me suis fait remettre à ma place. Le problème c’est qu’au Québec, même s’il fait -30 dehors, dès qu’on rentre quelque part il fait aussi chaud qu’au Mexique. On est nettement plus conscient de la dureté du froid quand on le vit 24h par jour.
Ce froid constant est peut-être ce qui explique les adorables joues rouges des Tibétains. Ahhh… les Tibétains. La vraie richesse de cette région. Les gens les plus fins, les plus serviables, les plus souriants, les plus joyeux et les plus sympathiques d’Asie (de ce que j’ai vu de l’Asie). Contrairement aux Chinois qui semblent vouloir calquer l’occident dans plusieurs sphères de leur culture, les Tibétains sont restés ancrés à leurs traditions, le dépaysement est de ce fait plus intense. Ils s’habillent encore selon les traditions dans des vêtements colorés faits de soie et de poil de mouton, et leur bonne humeur émane dans les rues. Ils chantent tout le temps. Sans raison vraiment… en se promenant dans les rues, pendant qu’ils lavent le plancher, en cuisinant de la soupe de yak, en conduisant… c’est super joyeux, et c’est contagieux.
Deux gamins qui s'amusaient à faire des poses caméras
Un petit gars qui m'est juste sauté dans les bras quand il m'a vu... !
Il s'amusait à mettre la tête de chèvre sur sa tête...
Petit gars trop cute, qui comme beaucoup d'autre était gêné devant des blancs
Méthodes que prend la Chine pour assimiler le Tibet :
Il y a un musé du Tibet à Lahsa, qui est en fait un outil de propagande et d’endoctrinage. On y raconte le Tibet chinois de l’homme de Néandertal à aujourd’hui, tout en beurrant généreusement de désinformation.
On interdit aux Tibétains de parler du Dalaï-Lama, d’écrire à son sujet, ou d’avoir une photo de lui. On s’est d’ailleurs fait demander discrètement par une sympathique famille à Gyangtse (village à 4h de Lhassa) si nous avions des photos du Dalaï-Lama. Ils nous suppliaient en fait. Le guide du routard dit que si un étranger apporte des photos du Dalai et en donne à un tibétain, il se fait expulser sur le champ, et le tibétain fautif jugé coupable peut être forcé à des travaux, ou même faire de la prison.
Il y a plus de drapeaux chinois à Lhassa que dans toute la chine que j’ai visitée. (Mon collègue m’a dit qu’il était interdit d’avoir un drapeau sans autorisation du gouvernent à Chonqing, tandis qu’a Lhassa, il y en a à chaque coin de rue.)
Dans les 3 villes que nous avons visitées, (les 3 plus grosses du Tibet) il y a dans la place centrale de la ville un immense square gris, avec au centre un monument, gris, laid et sale avec de l’écriture chinoise, et un immense drapeau chinois. Même moi j’ai trouvais ces endroits lourds, comme un rappel de l'assujettissement du peuple. À Lhassa, c’est là où le monument est le plus gros et le plus dérangeant, car il est juste en face du Potala(l’ex résidence du Dalaï-Lama). Pour construire ce square, ils ont dû raser un quartier complet, qui était l’un des plus vieux quartiers de la ville, et où les gens vivaient en respectant le plus farouchement les traditions.
La Chine n’aime pas avoir trop de touristes au Tibet, surement par peur de perte de contrôle. Il faut payer 500RMB pour se rendre au Tibet, et on a pas le droit de quitter Lhassa. Si on veut aller plus loin, il faut payer plus cher et appliquer pour un permis spécial, qu’on n’est pas certain de recevoir. La plupart des touristes rencontrés, comme nous d’ailleurs font fi de cette loi ridicule. La prudence est de mise par contre, car sur toutes les routes, il y des « checkpoints » policier, ou les chauffeurs de taxi ou de bus doivent divulguer leur origine et leur destination. Pour se rendre dans d’autres villages, il nous a fallu demander a un chauffeur de minibus de nous embarquer, mais nous avons dû embarqué clandestinement, dépassé un point de contrôle. Pour revenir de Gyantse, nous avons pris un taxi pendant 6 heures(normalement 4), car le chauffeur à dû passer à travers les chemins où il était sur de ne pas rencontrer de contrôle policier.
Les putes ont trois prix, un pour les touristes, un pour les Chinois et un… vraiment bas pour les Tibétains. Cette information je l’ai obtenu directement d’un tibétain qui parlait anglais (un des rares), et non d’une pute. Les putes sont envoyées par le gouvernement chinois pour essayer de corrompre les Tibétains, qui sont très vertueux.
La chine a fait construits 2 chemins de fer qui se rendent à Lhassa. Cette opération extrêmement couteuse a pour but de faciliter l’envoi de colons chinois. Ah oui.. aussi, ils sont en train de construire…. des grattes-ciels à Lhassa! Quelle abomination, car présentement, il n’y que des maisons et des commerces qui ont aux maximum 4 étages. Ce qui fait que de partout dans la ville, on peut voir les immenses montagnes avoisinantes, et surtout, le Potala qui est lui-même perché sur un mont au milieu de la ville.
Les temples bouddhistes se font détruire par la Chine à un rythme alarmant. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais c’est passé de milliers de temples, à des dizaines seulements…C'est déprimant.
La ville de Gyantse est une des seule qui tente encore de résister à l'envahisseur avec ardeur. La ville partie de la ville est presque authentique.
La sympathique famille qui nous demandaient des photos du Dalai.
Gyantse
C'est fou à quel point tout est décoré au maximum. Voici Francois, dans une salle à manger d'un hotel 2 étoiles. Chaque cm carré est comblé.
Même resto, mur différent.
Tibétains qui prient près d'un temple.
Qui veut du bling sur les dents?
Vendeur de carcasse de yak.
Lac rencontré par hassard entre Gyantse et Lahssa. Aucune constructions autour, complètement désertique.
Voici le square d'oppression à Lhassa... Cette photo est prise du haut du Potala. Notez la grosseur des gens.. cette place est immense.
Gens priant devant le Potala. Notez le sol qui semble plus foncé à leur pieds... c'est l'usure du trottoir dû à la prière excessive.
Bref... dépêchez-vous d’aller au Tibet avant que ça ne ressemble à toutes les autres ville chinoises, sans âme sans gout et sans vie.
ET JOYEUX NOEL !
-LF
1 commentaire:
Hello. This post is likeable, and your blog is very interesting, congratulations :-). I will add in my blogroll =). If possible gives a last there on my blog, it is about the Perfume, I hope you enjoy. The address is http://perfumes-brasil.blogspot.com. A hug.
Publier un commentaire